
Culture des cactus en intérieur : lumière, substrat, arrosage… tout ce qu’il faut savoir !
Tout savoir sur l'entretien des cactées, de la plantation à l'arrosage
Sommaire
Parfaits en intérieur où ils trouvent l’atmosphère sèche et les températures qui leur conviennent, les cactus se montrent très décoratifs. Ils apportent une indéniable touche exotique et originale à toute décoration, d’autant qu’ils offrent une multitude de formes : colonnaire (Cereus), en boule (Mammilaria, Echinopsis…), à raquettes (Opuntia…). À cet atout charme, on peut ajouter leur facilité de culture et d’entretien. En effet, s’il est un groupe de plantes d’intérieur peu difficile, c’est bien les cactées. En fait, on pourrait même croire que plus on les “oublie”, mieux ils se portent. Ce n’est pas tout à fait vrai. Les cactus, ces plantes succulentes de déserts et de zones arides, qui se distinguent par les aréoles d’où partent des épines ou aiguillons plus ou moins acérés, ont tout de même besoin de quelques soins et d’un entretien minimum pour profiter de leur exceptionnelle beauté, et même les voir fleurir.
Découvrez nos conseils et astuces pour cultiver vos cactus en intérieur, de la plantation à l’arrosage, en passant par l’exposition et la température.
Quelles espèces de cactus sont les plus adaptées à l'intérieur ?
Tous les cactus ne sont pas adaptés à la vie en intérieur ! Certains, comme l’Opuntia, préfèrent l’extérieur, où ils bénéficient d’un ensoleillement intense et d’une bonne circulation de l’air. Certains s’avèrent même très rustiques. En revanche, d’autres espèces s’épanouissent parfaitement à l’intérieur grâce à leur taille compacte et à leur capacité à tolérer une lumière indirecte.
Parmi les meilleures options pour un intérieur lumineux, on trouve le Gymnocalycium, qui s’adapte bien à une culture en pot et apprécie la lumière sans soleil direct trop intense. L’Echinopsis, connu pour ses superbes fleurs nocturnes, est aussi un excellent choix, bien qu’il préfère un peu plus de soleil. Le Mammillaria, formant de petites boules recouvertes d’épines douces, est idéal pour les débutants car il demande peu d’entretien. Enfin, l’Astrophytum, au look unique avec ses motifs étoilés, pousse lentement et supporte un éclairage modéré, ce qui le rend parfait pour un intérieur. Mais il y en a bien d’autres comme l’Epiphyllum, ou cactus zigzag, qui a la particularité de ne pas avoir d’épines, ou l’étonnant Cereus forbesii ‘Spiralis’.

Le Gymnocalycium, le Mammilaria et l’étonnant Cereus forbesii ‘Spiralis’.
Lors du choix de votre cactus, pensez à sa taille adulte : certaines espèces restent petites, tandis que d’autres peuvent devenir imposantes. Les besoins en lumière sont également essentiels : un emplacement proche d’une fenêtre bien exposée sera idéal. Enfin, privilégiez des espèces à croissance lente si vous avez peu d’espace.
Quelle lumière pour un cactus ?
Un cactus en intérieur a besoin d’une lumière intense pour bien se développer. Originaires de régions arides et ensoleillées, la plupart des espèces nécessitent au moins six heures de soleil direct par jour pour conserver une croissance harmonieuse. L’idéal est de placer votre cactus près d’une fenêtre orientée sud ou sud-ouest, où il pourra profiter d’une exposition maximale. Si votre intérieur manque de lumière naturelle, l’utilisation d’un éclairage artificiel adapté, comme des lampes horticoles LED, peut compenser le manque de soleil en reproduisant un spectre lumineux optimal.
En été, si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à sortir vos cactus à l’extérieur, dans le jardin, sur la terrasse ou le balcon. Vous pouvez les installer au soleil, et renforcer l’arrosage en cas de fortes chaleurs.

Les cactus doivent bénéficier d’une excellente luminosité, en été comme en hiver
En hiver, la luminosité étant plus faible, il est essentiel de les rapprocher au maximum de la source de lumière et de veiller à ce qu’aucun obstacle comme un rideau ne vienne filtrer les rayons du soleil. Idéalement, une véranda ou un jardin d’hiver sont les pièces les plus adaptées aux cactées en hiver.
Attention toutefois aux brûlures causées par le soleil lorsque vous déplacez brusquement un cactus d’un endroit ombragé à une exposition directe : une acclimatation progressive est nécessaire. Dans un environnement trop sombre, la plante risque de perdre sa forme compacte et sa vigueur, ce qui la rend plus sensible aux maladies et aux parasites.
Quels substrat et pot pour les cactées en intérieur ?
Le choix du substrat et du contenant est également essentiel pour assurer une croissance parfaite aux cactus.
En termes de substrat, il faut retenir une notion primordiale : les cactus doivent bénéficier d’un substrat aéré, léger, drainant, même une fois mouillé, pour éviter l’engorgement et le pourrissement des racines. Il existe des terreaux spécialement conçus pour les cactées et les plantes succulentes, mais on peut aussi faire son propre mélange sableux et granuleux, à base de terreau universel, de terre de jardin, de sable grossier et de perlite, de vermiculite ou de pouzzolane, à parts égales.
Bien évidemment, pour assurer un drainage optimal, il faut disperser au fond du pot une couche de gravier ou de petits cailloux.
Enfin, le choix du pot ne doit pas être laissé au hasard. En effet, les pots en terre cuite sont parfaits pour les cactus, car ils sont dotés de parois poreuses qui évacuent l’excédent d’eau. Évitez les pots en plastique, nettement moins jolis, et surtout moins efficaces, car ils retiennent l’humidité.
Quel arrosage idéal pour la bonne santé des cactus ?
Là est souvent le principal point d’achoppement des heureux propriétaires de cactus ! La fréquence de l’arrosage est en effet une notion primordiale pour la bonne santé des cactées cultivées en intérieur, car un arrosage excessif peut vite abîmer, voire faire mourir votre plante. N’oubliez jamais que les cactus sont nés dans des régions arides ou des déserts, où la pluie est rare. C’est pourquoi leurs feuilles charnues ou leurs tiges stockent l’eau dont ils ont besoin pour faire face à la sécheresse.
Suivant les saisons, l’arrosage sera donc adapté. Au printemps et en été, en période de croissance, il faut arroser au moins une fois par semaine, voire deux fois par fortes chaleurs. En veillant à ne jamais laisser de l’eau résiduelle dans la soucoupe ou le cache-pot, au risque que les racines ne pourrissent. Dès que l’automne arrive, les arrosages seront progressivement diminués pour préparer le cactus à sa phase de dormance hivernale. En hiver, un arrosage par mois suffit amplement, et en petite quantité. Certains se passent même carrément d’eau pendant leur période de repos, surtout lorsqu’ils sont hivernés à la fraîcheur.

Les arrosages des cactus sont fréquents en été, plus espacés voire inexistants en hiver
Préférez un arrosage le matin ou en fin de journée, pour éviter une potentielle brûlure du soleil. Et utilisez en priorité une eau non calcaire pour éviter les dépôts sur les racines. L’eau de pluie est idéale.
Quelles températures et hygrométrie pour créer un climat adapté ?
Les cactus sont des plantes adaptées aux climats arides, mais en intérieur, il est essentiel de recréer des conditions proches de leur habitat naturel pour les voir prospérer.
Chaleur en été, fraîcheur en hiver
En période de croissance, soit au printemps et en été, les cactus apprécient des températures comprises entre 20 et 30°C. Ils adorent la chaleur et la lumière, donc placez-les près d’une fenêtre bien exposée. L’atmosphère chaude de nos intérieurs leur convient parfaitement.
En revanche, l’hiver marque pour beaucoup d’espèces une période de repos. Il est alors conseillé de les maintenir à une température plus fraîche, entre 5 et 10°C, dans une pièce lumineuse et sèche, pour leur offrir les meilleures conditions culturales, et accessoirement pour favoriser une belle floraison au printemps. Idéalement, une véranda ou un jardin d’hiver non chauffé satisfait les besoins des cactus.

Les cactées ont besoin d’une certaine fraîcheur en hiver
Attention à l’humidité excessive !
Les cactus tolèrent mal une hygrométrie élevée. Un excès d’humidité dans l’air ou un arrosage trop fréquent peut favoriser l’apparition de maladies fongiques comme la pourriture des racines ou des taches noires sur l’épiderme. Il est crucial d’assurer une bonne aération de la pièce et d’éviter l’arrosage en période de froid. Pensez donc à aérer, pour votre bien-être, mais aussi celui des plantes et cactus d’intérieur. Même en hiver !
Une surveillance de tous les instants pour éviter maladies et parasites
Les cactus d’intérieur, bien qu’adaptés à des conditions arides, nécessitent une surveillance régulière pour prévenir les maladies et les attaques de parasites. En effet, la moindre erreur de culture comme une humidité trop forte, un manque d’aération ou une trop faible luminosité, impactent la bonne santé des cactus. Et très vite, parasites ou maladies surviennent. Une observation attentive permet d’intervenir rapidement et d’éviter des dégâts parfois irréversibles.
Les cochenilles sont parmi les nuisibles les plus courants. Ces petits insectes se nichent dans les replis des tiges et forment des amas blancs cotonneux ou des plaques brunâtres. Un examen minutieux, notamment sur les parties cachées du cactus, permet de les repérer avant qu’elles ne se multiplient. Un traitement à l’alcool dilué dans de l’eau et additionné de savon noir, appliqué au pinceau ou au coton-tige, peut aider à s’en débarrasser.
Les araignées rouges, quasi invisibles, se détectent grâce à un jaunissement des tissus et la présence de fines toiles. Elles prolifèrent dans un air trop sec, d’où l’importance d’aérer l’environnement en hiver et de vérifier régulièrement la couleur et la texture des tiges.
Les maladies fongiques, comme la pourriture des racines ou le Botrytis, sont souvent causées par un arrosage excessif ou un substrat inadapté. Une surveillance de l’humidité du sol et des taches suspectes sur les cactus permet de limiter ces risques. Espacer les arrosages et assurer une bonne ventilation réduit considérablement les infections.
Pour optimiser la prévention, il est conseillé d’inspecter régulièrement ses cactus, et d’éloigner les plantes infestées.
Un rempotage peu fréquent mais nécessaire
Alors certes, les cactus n’ont pas besoin d’un rempotage aussi fréquent que les autres plantes d’intérieur. Il faut cependant les rempoter à l’achat (les cactus sont présentés dans des pots en plastique), et ensuite tous les 3 à 4 ans. Une opération périlleuse au vu des épines !
Il faut d’abord commencer par vous munir de gants de jardinage épais, comme les gants spéciaux pour les rosiers. À défaut, un simple journal peut aussi faire l’affaire.
Le rempotage se fait pendant la période de croissance, entre la fin de l’hiver, vers mars, et le début de l’automne. Choisissez un pot très légèrement plus grand, déposez au fond une couche de graviers, remplissez avec du substrat adapté et plantez-y votre cactus.

Rempotez votre cactus à l’achat, puis tous les 3 à 4 ans
- Abonnez-vous
- Sommaire

Commentaires