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Le cerisier (Prunus avium ou Prunus cerasus) est un arbre fruitier productif dans toutes les régions. C’est pourquoi on le trouve dans de nombreux jardins. Rustique jusqu’à – 20 °C, relativement résistant aux maladies, ne nécessitant que peu d’entretien, le cerisier est donc le fruitier idéal pour les débutants. D’autant qu’il ne se montre guère exigeant sur la nature du sol et peut se planter dans un verger, ou encore dans un jardin, en isolé au milieu d’une pelouse. C’est d’ailleurs l’emplacement idéal pour profiter de sa belle ramure, de son port érigé et étalé, de sa floraison d’un blanc immaculé à partir de fin mars et jusqu’en mai suivant les variétés. Et surtout de sa fructification d’un rouge écarlate en début d’été.
Tous ces arguments vous ont poussé à planter un cerisier dans votre jardin. Vous avez choisi avec soin la variété et salivez d’avance à l’idée de récolter de belles cerises bien rouges, juteuses et croquantes. Mais la frustration a pris le relais de la gourmandise face à un cerisier qui refuse à vous offrir ces fruits tant attendus… Et une question vous taraude : pourquoi mon cerisier ne donne pas de cerises ? Les raisons sont multiples.
Découvrons ensemble les causes qui empêchent la fructification chez un cerisier. Et surtout, abordons les solutions les plus simples pour remédier à ce problème.
Pour en savoir plus : Cerisier : plantation, taille, entretien.
Comme tous les arbres fruitiers, le cerisier a besoin d’un certain temps pour s’installer. Il utilise ce temps pour développer son système racinaire et sa ramure. Ensuite, il commence à fructifier. Chez les cerisiers, la mise à fruits intervient généralement au bout de 3 à 4 ans, mais la fructification sera optimale au bout de 6 à 8 ans. Suivant la vigueur du porte-greffe, cette mise à fruits peut même se faire attendre pendant 10 ans ! Donc, si vous avez planté votre cerisier il y a seulement 1 ou 2 ans, la patience est de mise.
Seuls les arbres fruitiers nains ont une mise à fruits plus rapide, souvent de l’ordre d’un ou deux ans. Ainsi, la variété ‘Cherry Baby’ offre des cerises dès la première année.
Autre cas de figure : votre cerisier, planté depuis déjà de longues années, ne fructifie plus ou moins. Là encore, on est dans la normalité, car la production d’un cerisier diminue logiquement avec l’âge. En effet, un cerisier de 15 à 20 ans vous offrira un peu moins de fruits d’année en année.
Enfin, sachez que le cerisier est soumis à l’alternance. Ce qui signifie qu’il peut ne produire des fruits qu’une année sur l’autre. Et ce de façon très irrégulière. Pendant cette année de repos, le cerisier va reconstituer ses réserves et gagner en vigueur.
Pour obtenir de belles cerises, il faut obligatoirement que les fleurs de votre cerisier soient pollinisées afin que le pistil des fleurs femelles soit fécondé par le pollen. Ce travail revient aux insectes, et en particulier aux abeilles et aux bourdons. Donc, la pollinisation repose sur la présence de ces petites bêtes volantes, totalement inoffensives. Si votre jardin n’est pas attirant pour les insectes butineurs, la pollinisation peut ne pas être qualitative. Pour attirer ces insectes auxiliaires, il est ainsi recommandé de planter des végétaux mellifères ou une haie libre, bocagère et champêtre. Et surtout, il faut supprimer définitivement les insecticides, même naturels, qui ne font guère la différence entre les ravageurs et les insectes utiles.
Mais, chez le cerisier, la pollinisation est plus complexe. Elle est dite croisée, c’est-à-dire que la plupart des cerisiers sont autostériles et nécessitent la présence d’un autre cerisier planté à proximité. Certaines variétés comme ‘Bigarreau Napoléon’, ‘Burlat’, ‘Bigarreau Van’ ou ‘Hedelfingen’ sont reconnues pour être de bonnes variétés pollinisatrices. Il est possible de les planter dans un rayon de 300 à 400 m au maximum pour mettre toutes les chances de votre côté. Parfois, la seule présence d’un merisier sauvage ou d’un griottier (Prunus cerasus) comme la ‘Griotte de Montmorency’ à proximité peut suffire à assurer cette pollinisation.
Certains cerisiers comme ‘Sunburst’, ‘Hong Kong’, ‘Summit’… sont toutefois autofertiles, mais la présence d’un autre cerisier à proximité renforce la pollinisation.
Pour ceux qui n’ont pas encore fait leur choix, nous vous proposons nos duos de pollinisateurs de cerisiers qui vous permettent d’avoir des récoltes sans vous préoccuper de la pollinisation.
En termes de météo, plusieurs éléments climatiques peuvent impacter la floraison ou la fructification. Et en particulier au printemps, au moment du débourrement et de la floraison, ou, un peu plus tard, lors de la nouaison. Ainsi, des pluies abondantes et une atmosphère trop humide peuvent engendrer une floraison de mauvaise qualité ou la coulure des fleurs. De plus, les insectes moins nombreux n’assureront pas la pollinisation correctement. Évidemment, en cas de printemps pluvieux, on ne peut pas faire grand-chose…
Au printemps, dans certaines régions, les fleurs peuvent aussi souffrir de gelées tardives. Même si les fleurs des cerisiers sont moins sensibles à ce gel printanier que celles de certains autres arbres fruitiers comme les abricotiers, des gelées au-delà de – 2 à -3 °C peuvent les endommager. Pour autant, si vous habitez dans une région aux hivers rides et longs, il est préférable de choisir des variétés à la floraison tardive comme les cerisiers colonnaires ‘Shangaï’ ou ‘Sylvia’, ‘Belle magnifique’, ‘Tardif de Vignola’ , ‘Allégria’, le cerisier ‘Bigarreau Cœur-de-Pigeon’, ou le ‘Bigarreau de la Saint-Jean’.
Bien que relativement facile de culture, le cerisier a quelques petites exigences pour la plantation. Évidemment, il doit bénéficier d’un maximum de soleil pour la floraison, la fructification et le mûrissement des fruits. C’est pourquoi le cerisier doit absolument être planté à un emplacement bien ensoleillé et surtout abrité des vents froids dans les régions où les hivers sont moins cléments. Une exposition à mi-ombre ou à l’ombre peut avoir un impact sur la formation des cerises.
En termes de sol, le cerisier est très accommodant puisqu’il peut être planté dans tous les types de sol, pourvu qu’ils soient profonds, plutôt frais et parfaitement drainés. Là est en effet sa principale exigence. Un cerisier planté dans un sol humide, gorgé d’eau ou très argileux et lourd ne sera pas dans les meilleures conditions pour fructifier. De plus, ces conditions culturales favorisent l’apparition de maladies cryptogamiques et entraînent l’asphyxie du système radiculaire. Donc, si votre terrain garde l’humidité, il aurait été préférable de planter votre cerisier sur une butte ou un talus afin d’assurer un meilleur drainage.
L’entretien et la taille de votre cerisier sont aussi des éléments impactants sur la fructification. En effet, malgré sa facilité de culture, le cerisier demande un minimum d’entretien. Un mauvais geste de taille, une fertilisation inadaptée, ou une absence d’arrosage peuvent remettre en cause la formation et le développement des cerises, en particulier lors de la nouaison.
Donc, pour que votre cerisier soit en pleine forme, il faut :
Le cerisier comme la plupart des arbres fruitiers peut être sensible à des maladies ou à l’attaque de ravageurs. Forcément, ces désagréments engendrent une fructification de moins bonne qualité, voire pas de cerises du tout.
Le cerisier est souvent atteint de moniliose, une maladie cryptogamique due à une trop grande humidité, qui provoque le dessèchement des fleurs. Ce dessèchement peut se propager sur le feuillage et les fruits déjà formés. Pour lutter, il est primordial de supprimer les parties atteintes et de pulvériser de la bouillie bordelaise au début du printemps et en automne.
Les cochenilles et les pucerons noirs sont aussi des habitués des cerisiers. Il suffit de traiter au savon noir.
Pour aller plus loin : Les maladies et parasites du cerisier : s’en prémunir et lutter naturellement.
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